 Loin de la spéculation hasardeuse, l'économie sociale montre une solidité rassurante, mais fragile. C'est le monde des mutuelles, des associations et des coopératives que le gouvernement souhaite développer.
Le secrétaire d'État, à l'Emploi, Laurent Wauquiez, va étudier 50 propositions pour développer l'économie sociale.
En ces temps de crise et de tourmente financière, voir un secteur dont l'activité représente 7 à 8% du PIB rester stable, donne forcément envie de chercher à le développer. C'est l'objectif affiché par le rapport que Francis Vercamer a remis hier au secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, et au ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse.
Le député du Nord y fait 50 propositions. Des propositions dont "il serait bien que toutes soient prises sous quinze mois", espère son auteur. Certaines relèvent surtout de la communication, notamment la création de labels. Mais d'autres visent à lever des obstacles juridiques et/ou financiers auxquels sont confrontées coopératives, mutuelles, associations et fondations.
Il préconise de "clarifier le recours au crédit d'impôt recherche en matière d'innovation sociale". La proposition d' "ouvrir à l'innovation sociale les dispositifs existants d'Oséo", est aussi appréciée par le gouvernement, mais cela nécessitera une loi.
La question du renforcement des fonds propres des entreprises sociales est aussi évoquée par le rapport Vercamer, avec par exemple l'idée de favoriser le développement des titres associatifs. Il reprend aussi la proposition défendue par le monde coopératif de permettre aux salariés d'une entreprise en difficulté de la reprendre sous la forme coopérative, grâce à leurs indemnités de licenciement. Laurent Wauquiez l'a accueillie favorablement "à condition qu'elle soit bordée" car "il ne faut pas envoyer les salariés au massacre".
Les enjeux du développement de l'économie sociale sont d'autant plus importants que le secteur des mutuelles, associations, fondations et coopératives, emploie 2 millions de salariés et que ses 200 000 entreprises ont mieux résisté à la dégradation de la conjoncture que le secteur privé classique.
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M.Rigano
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