 Les jeux vidéo au Pays des merveilles grâce à Internet !
Alors qu'Alice nous revient en 3D et sur grand écran... d'autres versions plus petites pour nos DS, Playstation et autres consoles de jeux propriétaires s'ouvrent peu à peu au monde magique, mais encore souterrain, des téléchargeables.
Courir après le Lapin Blanc... entraine à ignorer le temps qui passe, et les nouveaux modes de consommation. Du coup, les distributeurs de jeux suivent le même chemin que la musique en son temps, ainsi que la presse, puis du livre aujourd'hui... le tout numérique précipite tout le monde dans le trou !
La console , nouveau Chat du Cheshire ? Avec l'avènement d'offres telles que celle déjà annoncée par la start-up californienne OnLive, lors du dernier congrès des développeurs qui vient de se tenir à San Francisco, nos bonnes vieilles consoles risquent fort d'imiter le gros matou au sourire racoleur : disparaître, mais en riant jaune !
Les jeux en magasin au tapis OnLive prévoit le lancement, le 17 juin prochain, d'une plateforme de jeux à la demande qui offrira un large éventail de produits sélectionnés parmi les catalogues d'éditeurs, aussi prestigieux que Warner, Ubisoft, THQ et Electronics Arts. Un abonnement aux alentours de 15 dollars par mois permettra d'accéder sans limites aux jeux et sans avoir à les télécharger, les serveurs d'OnLive jouant le rôle d'hébergeur et de distributeur en temps réel.
Chacun et chaque chose a sa place Si la vente en ligne, facilitée par le haut débit, présente des avantages certains, comme l'absence de stockage, elle ne se démarque pas pour l'heure des prix pratiqués en magasin. La différence se faisait jusqu'à présent sur le type de produits proposés. Très souvent des add-on (compléments) aux jeux vendus initialement en magasin, ou encore des jeux peu onéreux, la tendance semble évoluer aux vues de l'arrivée de gros titres comme "Call of Duty "ou "Assassin's Creed"), disponibles en téléchargement via des distributeurs spécialisés (la Fnac, Virgin Mega, MSN...).
Le jeu dans la boite et le Loir dans la Théière On peut également les trouver au travers de Sony PlayStation Networks ou encore de Xbox Live, les plates-formes en ligne des 2 consoles de jeu. Comme le confirme Philippe Sauze, patron de la filiale française d'Electronic Arts : "Nous proposons Fifa 2010 par exemple. Mais le dernier Battlefield a mieux marché sur Internet, avec des ventes en ligne qui ont pesé 20 % des ventes totales. Concernant les micro-transactions, 7 millions d'éléments des Sims 3 ont été achetés en ligne en une semaine."
Le paradoxe du "Chapelier Fou" : avancer sans reculer ! En jouant sur les 2 tableaux, éditeurs et fabricants de consoles doivent veiller à ne pas se mettre à dos les magasins, qui continuent à assurer l'essentiel de leurs recettes. On pourrait en effet penser que les ventes en ligne sont plus rentables pour les éditeurs, et qu'ils réalisent ainsi, sous couvert de ne pas vouloir "cannibaliser" les ventes en magasin, une marge conséquente en s'alignant sur leurs prix.
Ce que dément Olivier Decrock, directeur général de Metaboli : "Nos marges sont équivalentes. La bande passante étant onéreuse, seul le volume nous permettra à terme d'être rentables". Cependant, les prix en magasins restent encore très élevés - jusqu'à 70 euros pour un jeu sur PS3 - ce qui constitue certainement une des raisons du recul des ventes.
Espérons que la dématérialisation des jeux finisse par inciter les éditeurs à jouer leur carte maîtresse, la Reine de Cœur, qui saura réviser les prix à la baisse en taillant dans le vif... "Qu'on leur coupe la tête !"
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P.DECHAMP
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