 Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, des milliers de Japonais ont été déplacés afin de limiter leur exposition aux radiations nucléaires.
Qu'en est-il des animaux restés sur place et de la faune autour de la centrale et en mer ? Une étude travaille sur le sujet.
Le Japon a lancé des recherches sur les animaux et la flore de la zone devenue fortement radioactive suite à la catastrophe de la centrale de Fukushima.
Un an d'étude L'objectif est d'étudier les effets des radiations sur les gènes. Mulots, crustacés, algues, pins rouges et autres animaux et végétaux se sont ainsi transformés en cobaye. Situés à proximité ou dans la zone d'évacuation des 20 km autour de la centrale, ils sont soumis aux fortes radiations dégagées par la centrale.
Cette étude lancée par le gouvernement, veut étudier les effets de "la forte radioactivité présente dans ce périmètre sur les chromosomes et fonctions reproductives des animaux et plantes". C'est la Préfecture de Fukushima qui aurait demandé ces travaux de recherche. Les résultats devraient paraitre en mars, soit un an après la catastrophe.
Des conséquences à long terme La catastrophe survenue à la centrale de Fukushima le 11 mars à la suite d'un tsunami géant, a provoqué de fortes émissions radioactives pendant plusieurs semaines. Des centaines milliers de personnes vivant à l'origine à proximité de la centrale ont du être évacué dans un rayon de 20 km.
D'importantes quantités d'iode 131, dont la durée de demi-vie est de 8 jours, se sont ainsi rependu dans la nature. La nocivité de cet iode diminue de moitié chaque semaine. L'iode 131 rependue dans la nature n'est donc plus dangereux aujourd'hui. Ce sont les fortes doses absorbées au printemps qui le sont et qui risquent de provoquer des cancers.
La nature regorge encore maintenant de césium 134 (durée de demi-vie de 2 ans) et de césium 137 (30 ans). Ce sont précisément ces éléments radioactifs qui continuent de contaminer la flore et la faune de la Préfecture de Fukushima, mais pas seulement. La pluie a par exemple transporté cette radioactivité.
La radioactivité, toujours et encore Selon un bulletin de l'Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire français (IRSN), daté de décembre 2011 et basé sur 35000 résultats d'analyse, "les concentrations dans les produits végétaux terrestres poursuivent leur tendance générale à la baisse". L'institut note toutefois que les normes sont dépassées dans de nombreux produits de consommation comme le thé, des fruits ou encore des champignons provenant de plusieurs préfectures. De même pour les produits de la mer.
Les relevés demandés par la Préfecture de Fukushima devraient apporter un nouvel éclairage concernant l'évolution de la radioactivité et son impact sur la faune et la flore. Reste encore à savoir si les chiffres et les effets seront dévoilés dans leur intégralité, aussi alarmante qu'elle puisse être, ou s'ils seront minimisés comme d'autres avants eux.
E.CINESTIA
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