 Plusieurs organisations publiques se sont mobilisées pour mettre en place une grande enquête de prévalence du VIH, auprès des hommes homosexuels et bisexuels.
Cette enquête, qui se déroulera à Paris en mai, est d'un tout nouveau type : il s'agit d'aller davantage au contact des individus...
Organismes publics et associations à l'unisson L'Institut de veille sanitaire (InVS) et l'Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) sont à l'origine de cette étude. Le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg) en est le partenaire. Particulièrement fédératrice, cette initiative est aussi soutenue par plusieurs associations de lutte contre le sida que sont Act UP, AIDES, Sida Info Service et Le Kiosque.
Comportements à risque Bien des années après la découverte du VIH, les hommes homosexuels ou bisexuels, donc ayant des rapports sexuels avec des hommes, restent particulièrement touchés par le virus. L'InVS indique même qu'en Europe, ainsi qu'en France, "les rapports homosexuels masculins sont le seul mode de contagion pour lequel aucune baisse des nouveaux diagnostics n'a été enregistrée depuis le début des années 2000". L'InVS constate aussi une "recrudescence des comportements à risque" dans cette population. Une situation que l'InVS juge préoccupante et qui n'est pas étrangère au lancement de cette étude.
Déterminer la prévalence du VIH L'objectif de cette enquête est d'estimer le nombre de cas d'infection par le VIH et les virus des hépatites B et C. Elle mettra ainsi en évidence la proportion d'hommes contaminés récemment parmi les séropositifs et permettra de comprendre les comportements à risque arrivant à ces contaminations.
"Prevagay" : première enquête de ce genre en France L'enquête "Prevagay", puisque c'est son nom, aura lieu du 28 avril au 5 juin prochain, dans plusieurs établissements parisiens gays comme des bars, des saunas et des backrooms. Les clients seront informés de l'enquête, et ceux qui le souhaiteront pourront répondre anonymement à un questionnaire comportemental d'une trentaine de questions portant notamment sur leurs habitudes de vie et leurs pratiques sexuelles. Des kits pour se prélever seul quelques gouttelettes de sang, au bout des doigts, accompagneront l'étape d'information et le questionnaire.
Les premiers résultats sont attendus pour le 1er trimestre 2010.
Malgré les campagnes de prévention, le virus du sida continue de se développer. Outre l'aspect important de cette enquête de recherche biomédicale, elle participera peut-être à responsabiliser davantage certains des participants volontaires.
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Chloé CARRELI
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