
Le nombre de victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima est en augmentation !
L'opérateur de la centrale de Fukushima au Japon, Tepco, sollicite une nouvelle aide de l'État afin de pouvoir les indemniser.
Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima accidentée, vient de demander au gouvernement une nouvelle aide financière pour lui permettre d'indemniser les victimes de la catastrophe du 11 mars dernier.
Un gouffre financier L'opérateur requiert ainsi près de 7 milliards d'euros supplémentaires, soit 700 milliards de yens. Cette nouvelle demande a été faite auprès du Fonds de versement des indemnités pour les dégâts nucléaires. Ce fonds a été créé après la catastrophe de Tchernobyl pour servir en cas de problème majeur.
Déjà, en octobre dernier, Tepco avait demandé une aide de 10 milliards d'euros (1 011 milliards de yens). Début novembre le gouvernement a autorisé le versement d'environ 8,7 milliards d'Euros. Des experts ont quant à eux évalué à 42,5 milliards d'euros le montant des dédommagements que l'opérateur devra distribuer d'ici mars 2013.
Tepco, qui a récemment présenté un plan de restructuration, devrait normalement rembourser ces aides de l'État, mais le gouvernement étudie actuellement une nationalisation. Tepco envisage une diminution importante de ses couts ainsi que la vente d'actifs à hauteur d'un peu moins de 7 milliards d'euros.
Les effets de la catastrophe se poursuivent Tepco appuie sa nouvelle demande en indiquant que depuis la dernière, le nombre de personnes à indemniser a augmenté. Depuis le 11 mars dernier, des dizaines de milliers de Japonais ont dû fuir la radioactivité dégagée par les réacteurs de la centrale. Le gouvernement a récemment indiqué que de nouvelles zones d'évacuation allaient être définies d'ici avril prochain. Il a ainsi estimé que les zones où les relevés indiquent actuellement plus de 50 millisieverts seraient impropres à l'habitation pour au moins 5 ans. Ceci devrait considérablement élargir la zone d'évacuation.
Le 15 décembre, les relevés de l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, ont mis en lumière la présence de radioactivité dans la poussière des maisons a 200 km de la centrale ainsi dans l'urine d'enfants à Tokyo...
D'autre part, si les réacteurs 1 et 3 ont pu atteindre mi-décembre le stade "d'arrêt à froid", le gouvernement a aussi indiqué qu'il faudra encore environ 7 ans pour contrôler l'intérieur des réacteurs.
Malgré l'ampleur de cette catastrophe, la question est quand même posée de savoir si d'autres réacteurs de la centrale, pour l'instant arrêtés pour inspection, peuvent être remis en route ou s'ils ont été endommagés par le séisme. La question n'est pas tranchée, mais certains osent y penser...
E.CINESTIA
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