La France dispose d'atouts importants pour s'investir dans le développement durable, mais il ne faut plus prendre de retard. L'Allemagne, les États-Unis et le Japon ont déjà pris de l'avance.
La prise de conscience de la rareté des ressources traditionnelles et la nécessité de faire face à l'évolution du climat, peuvent être une formidable opportunité pour une nouvelle économie intelligente : un marché de 500 milliards de dollars par an !
Le Commissariat général au développement durable (CGDD) vient de rendre le résultat de son travail pour évaluer le potentiel de la France, ainsi que les actions à mener pour devenir un pays leader en matière d'économie "verte".
Le rapport identifie 6 filières prioritaires en terme de développement industriel : Les véhicules "décarbonés" (thermiques ou électriques par exemple), les énergies marines, les biocarburants de 2e et 3e génération, l'éolien off-shore, l'efficacité énergétique du bâtiment, et enfin le captage et stockage de CO2.
Le rapport souligne aussi 4 filières dans lesquelles la France a des atouts majeurs, mais où le potentiel est un peu plus faible à cause de l'état de maturité du marché : La métrologie (études satellitaires), le recyclage des déchets, la géothermie profonde, et la biomasse énergie (chaleur domestique, électricité).
Le groupe des experts propose au gouvernement de mener une politique industrielle volontariste sur au moins 5 secteurs en forte croissance : Les batteries embarquées, la chimie verte, le biomasse matériaux (matériaux écologiques), la photovoltaïque, et le smart grid (réseaux énergétiques intelligents). Sur ces secteurs, "le potentiel français est suffisamment important pour qu'un plan d'action bien orienté permette à la France de jouer un rôle notable sur certains segments de marché", note l'étude.
Le CGDD ajoute 2 filières complémentaires dans le domaine de l'eau et des piles à combustible qu'il faudrait surveiller. La France est bonne dernière dans 10 filières sur 17, devancée parfois par la Chine, l'Espagne ou encore l'Autriche ! Le trio de tête est presque toujours le même : Allemagne, États-Unis et Japon.
Le CGDD s'étonne du retard pris dans des secteurs où pourtant la France dispose de forts atouts. Par exemple en chimie verte, alors que l'industrie chimique du pays occupe le 5e rang mondial. La France est aussi inexistante dans le top 10 mondial de l'éolien. Idem pour l'usage du bois qui représente le 2e poste de déficit de la balance commerciale (6,3 milliards d'euros), alors que les forêts recouvrent le tiers du territoire...
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E.CINESTIA
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