La flexibilité du travail est déjà une réalité importante dans notre pays qui n'est pas aussi "rigide" que certains le prétendre. Horaires décalés ou heures de nuit font déjà parti de notre paysage social. Travail de nuit, le week-end, mais aussi temps partiel ou horaires "décalés" ou "imprévisibles" : plus de 2 salariés sur 3, en France, ne mènent pas une vie professionnelle "normale". En ce sens qu'ils travaillent pendant des périodes "habituellement dévolues au repos ou aux occupations familiales".
Le ministère du Travail, développant cette enquête menée en 2005, révèle que 19% des salariés (commerce, restauration, santé, police...) travaillent habituellement la nuit ou le week-end, et cumulent plusieurs contraintes horaires (semaines irrégulières, absences de repos hebdomadaires de 48 heures, horaires sans possibilité de modification).
Outre "l'obligation de devoir toujours se dépêcher", poursuit l'étude, ils sont plus souvent exposés "à des agressions verbales", ainsi qu'à des "risques de blessures ou d'accidents".
Pour 10% des salariés - souvent dans la santé et le social - la "contrainte principale" est de travailler occasionnellement le samedi, voire le dimanche et/ou la nuit.
Enfin, près de 7% des salariés - plutôt des jeunes travaillant dans l'agriculture, l'agroalimentaire, le bâtiment, etc. - ont des durées de travail variables selon les périodes de l'année. Un petit 10% de salariés seulement, surtout des cadres et, plus généralement, des hommes, ont des horaires "longs, flexibles, mais peu contraints".
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M.Rigano
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