Une enquête de l'institut BVA Opinion, réalisée auprès de 989 personnes en février dernier, pour le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la firme Merck Serono, révèle que les Français ont un niveau de connaissance partielle ou erronée sur la fertilité. Parmi les interviewés, 18% savent que les femmes sont les plus fécondes à 20 ans (contre 37% qui croient que c'est à 25 ans), 24% tablaient plutôt sur 20-24 ans, et la même proportion (24%) a répondu 26-30 ans ! Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, l'âge auquel il devient difficile d'enfanter est 35 ans, et non 40 ans comme le pensent 50% des interrogés, ni 35-39 ans tels que ont répondu 20%, ni 41-49 ans pour 15%... Concernant le taux de réussite pour être enceinte, les Français sont également très mal informés ! Alors que la probabilité de parvenir à être enceinte chaque mois est de 25% à 25 ans, 12% à 30 ans et 6% à 40 ans... les sondés pensaient à tort que les taux étaient de 66% à 25 ans, 55% à 30 ans et 30% à 40 ans. De même, la majeure partie ignorait que la plupart des grossesses surviennent dans les 6 premiers mois de rapports sexuels réguliers, et qu'au-delà d'une année infructueuse, mieux vaut consulter. Rappelons qu'à partir de 40 ans, les grossesses comportent des risques importants de malformation foetale, retard de croissance in utero ou prématurité... et la maman des risques accrus de diabète, d'hypertension artérielle, hémorragies... Et selon le CNGOF, l'un des risques est aussi de "ne jamais avoir d'enfant " : Parmi les femmes qui désirent un enfant, 95% y parviennent quand elles ont 30 ans, alors qu'elles ne sont plus que 35% à réussir à l'âge de 40 ans. Des exemples de grossesses tardives chez des personnalités politiques ou des acteurs, ont pu faire croire à des facilités pour avoir des enfants après 40 ans, mais il n'en est statistiquement rien ! Pour chacun de ces cas, il s'agit d'exceptions hautement médiatisées ou de prouesses médicales, mais ne constitue en rien une nouvelle normalité ! Une campagne d'information sur la fertilité et ses traitements est cours d'étude et devrait rapidement toucher toutes les régions de France.
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