
Contraignante, longue et difficile, la fécondation in vitro reste un moyen efficace pour lutter contre la stérilité.
Cette méthode, utilisée depuis plusieurs décennies, est soumise à des contraintes physiques comme la bonne santé de la patiente, mais aussi son âge.
Plus le temps passe, moins le traitement a des chances de réussir.
La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée. Cette méthode consiste à mettre en contact du sperme de l'homme et des ovocytes prélevés chez la femme dans des contenants stériles. Si la fécondation fonctionne, les embryons ainsi obtenus sont ensuite réimplantés dans l'utérus de la patiente.
Réduction des chances en avançant dans l'âge Dans cette procédure, l'âge de la femme est facteur déterminant dans la réussite de la fécondation in vitro. Même si le processus est bien rodé, il n'en est pas moins soumis à ce genre de contraintes biologiques.
À partir de 35 ans, la fécondité des femmes diminue régulièrement. Elles produisent ainsi des ovocytes de moins bonne qualité et en plus petit nombre. Pourtant, la qualité des ovocytes est une condition sine qua non de réussite. Le temps ne joue pas en faveur des femmes. Plus la fécondation in vitro est réalisée tôt, plus il y a d'espoir que cela fonctionne. Les chances d'avoir un enfant après 40 ans chutent encore plus rapidement.
Avant 38 ans, les femmes qui procèdent à une FIV ont 35% de chance d'être enceinte. Entre 38 et 40 ans, ce potentiel tombe à 15%. Même en parfaite santé, et répondant bien à la stimulation ovarienne, entre 40 et 42 ans, les chances que cela aboutisse sont comprises entre 5 et 10%. Deux ans plus tard, à 44 ans, le taux de réussite ne serait plus que de 1%.
La fécondation in vitro soumise à de nombreuses difficultés Différentes difficultés, encore liées à l'âge, viennent compliquer un peu plus la réussite de l'opération. Plus les femmes sont âgées, plus les risques de trisomie augmentent. En approchant la quarantaine, il est par exemple multiplié par 10. Le risque de malformations est quant à lui multiplié par 1,5. Les problèmes de fausses couches sont eux aussi bien plus élevés avec l'âge.
Selon une étude menée récemment au Danemark, le risque de donner naissance à un enfant mort-né est quatre fois supérieur lors d'une FIV que lors d'une grossesse naturelle. Outre l'âge, le tabac, l'alcool et le café sont des facteurs qui multiplient notamment ce risque. En temps normal, une grossesse n'est jamais anodine, mais avec l'âge les précautions doivent être encore plus nombreuses.
La fécondation in vitro reste cependant une des meilleures solutions pour lutter contre la stérilité, même si le traitement, lourd et pénible, doit souvent être recommencé.
Même si cette méthode perd en efficacité avec l'âge des femmes, elle a beaucoup progressé et donne naissance à un nombre croissant d'enfants. En France, entre le premier bébé conçu de cette façon en 1982 et la fin de l'année 2008, près de 200 000 bébés auraient été conçus par FIV. Cela représente environ 5% des naissances.
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I.DESANGE
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