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| Paru le 21/09/2011 |
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| L'Europe, terre de famine pour les plus pauvres ? | | L'aide alimentaire va aussi se réduire... | | |
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|  Difficile de ne pas faire le rapprochement entre les milliards dépensés pour rassurer les marchés financiers et la toute récente décision de ne plus maintenir le "programme européen d'aide aux plus démunis" (PEAD).
Coluche doit se retourner dans sa tombe. L'Europe, qui devait être un modèle social, n'entend plus subvenir aux besoins alimentaires des plus pauvres.
On croyait toucher le fond de l'absurde avec les plans d'aide, et de rigueur, pour la Grèce, mais que la Cour européenne de justice ait donné suite à une plainte déposée par l'Allemagne pour qu'au final le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) ne soit plus financé, est hallucinant. L'argument selon lequel la politique agricole commune, faute de stocks, ne doit plus financer l'aide alimentaire aux plus déshérités des citoyens relève d'un égoïsme et d'une inconscience suicidaires.
La dominance outrageuse des intérêts purement financiers dans l'action des instances européennes détruit plus sûrement que toute autre influence extérieure (Chine, USA) l'idée même de l'Europe. Nous sommes décidément dans une ère de nanisme politique où plus aucune vision d'un avenir commun et positif n'est portée par un responsable ou un courant politique majeur.
Réduire brutalement le budget de l'aide alimentaire européenne de 480 millions € à 113 millions €, c'est prendre le risque que 13 millions de citoyens européens se retrouvent dans la même situation dramatique que des millions d'hommes et de femmes d'Afrique. La famine des plus fragiles est-elle l'ambition des instances européennes ?
Tous les responsables associatifs lancent un signal d'alarme, car 19 pays bénéficient du PEAD et l'enjeu très pragmatique, ce sont 130 millions de repas pour 2012. Ainsi donc, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque, le Danemark et la Suède souhaitent que désormais l'aide aux plus nécessiteux relève uniquement de la politique sociale de chaque État européen. En clair : à chacun ses pauvres...
L'Europe actuelle s'est construite contre les peuples; quand ils ont été consultés par referendum, ils ont refusé les traités proposés, que ce soient les Irlandais, les Hollandais ou les Français. Résultat, les autres pays ont procédé par voie parlementaire, substituant aux citoyens la décision des élites... ou supposées telles. Dans une telle construction, faite à partir de textes illisibles, sauf pour des technocrates, la décision de suspendre l'aide alimentaire aux plus pauvres relève d'une logique ultralibérale, celle qui se précipite pour sauver ses banques et affamer ses pauvres.
Cette vision du monde conduit à une récession sociale et à des explosions sociales de plus en plus violentes et imprévisibles dans leurs effets. L'Europe démocratique et sociale reste à construire, mais en aurons-nous encore le temps ?
M.Rigano
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| Vos commentaires |
 | Comment diminuer rapidement le nombre de pauvres | 21/09/201109:53 | (D.MOINIER) |
| Une analyse n'a jamais faite.
Presque tous les pays d'Europe ont un PIB trop bas par rapport à leurs dépenses et cela ne fait que s'accélérer. POURQUOI ?
Durée de vie qui augmente inexorablement. En moyenne 7h1/2 par jour. Et ce n'est même pas la productivité pourtant importante qui arrive à combler ce "trou".
Ce qui est incompatible, c'est que la durée de travail et d'activité n'a jamais suivi, au contraire, dans beaucoup de pays, c'est même l’inverse, notamment la France, elle a fortement diminué. D'où une augmentation inexorable des charges, impôts, taxes en tous genres pour essayer de couvrir les dépenses.
Et malgré ces hausses de charges, les déficits n'ont pas arrêté d'augmenter. Pendant ce temps, ces augmentations ont obligés les entreprises à se restructurer, augmenter leur productivité, licencier, délocaliser et même fermer.
Car dans la même période la concurrence des pays émergents s'est faite de plus en pressente, au point que tous les produits courants n'étaient plus compétitifs et de très loin. (ce qui permet, tout de même, au faibles revenus de bénéficier de prix très bas et de pouvoir survivre…) D'où, une baisse de l'industrie aux détriments des services, une perte de pouvoir d'achat et donc dégradation générale du niveau de vie, surtout pour les bas revenus avec des coûts logements qui eux, n'ont cessés d'augmenter.
COMMENT INVERSER RAPIDEMENT CETTE TENDANCE ?
En France, il nous manquait en 2008, 20% de PIB pour être en équilibre, soit environ 20% d'heures travaillées. Soit par exemple; 40 heures semaine et être au delà de 65 ans pour les départs en retraite (ce que nous étions avant 1982). Puis, établir une durée d'activité proportionnelle à la durée de vie.
Ce serait une forte relance du pouvoir d'achat, de l'activité, des commandes, une baisse du chômage et une remontée forte des bas revenus, de l'argent "frais" pour les gouvernements, avec la possibilité de dépenser mieux donc de meilleures marges pour les entreprises. etc... livres-daniel-moinier.com
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