Energie renouvelable : objectif 50 % pour le réseaux de chaleur en 2020
L’île-de-France a décidé d’alimenter ses réseaux de chaleur avec 50 % d’énergie renouvelable d’ici à 2020.
Un objectif inscrit dans son nouveau Schéma régional "climat air énergie" et qui sera difficile à tenir puisque la région francilienne fait office de mauvais élève en matière d’énergie renouvelable avec seulement 5 % de son énergie consommée.
Le Schéma régional, qui sera adopté à la fin de l’année, prévoit de se concentrer sur son réseau chauffage. Celui-ci représente près de 60 % de la consommation énergétique totale de la région, normal quand on doit chauffer presque 600 millions de mètres carrés de surfaces (logements, bureaux, usines,etc.).
Un retard irréparable ?
Cependant, le retard accumulé par la région ne sera pas simple à rattraper. "On est dans le peloton de queue des régions françaises", reconnait Bernard Doroszczuk, directeur de la DRIEE (Direction régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie).
Pour le moment, l’objectif des 23 % d’énergie renouvelable en 2020 fixé par la loi Grenelle 2 est encore loin, mais la région francilienne compte bien mettre les bouchés double.
C’est pour cette raison que le Conseil régional a voté ce Schéma en juin, qui prévoit le raccordement de 450 000 logements supplémentaires au réseau de chaleur. Aujourd’hui ce réseau alimentent 1,1 millions de logements et la part des énergies renouvelables qui l’alimente est de 30 %.
Géothermie, biomasse... les solutions sont nombreuses
Pour cela, plusieurs possibilités sont à l’étude, comme l’utilisation de la géothermie (fort potentiel en Ile-de-France) ou l’incinération des ordures ménagères. D’autres solutions plus innovantes sont aussi expérimentées avec la récupération de la chaleur émanant des "data center" en Seine-et-Marne ou de celle des usines de traitement des eaux usées à Paris. Enfin, la biomasse a elle aussi un potentiel de développement intéressant dans la région.
Les solutions sont donc nombreuses et la région compte bien prendre le problème à bras le corps pour combler son retard et atteindre ses objectifs en 2020.
"Nous allons introduire ces engagements sur le développement des réseaux de chaleur et des énergies renouvelables dans les contrats de développement territoriaux (CDT), qui seront signés entre la fin 2012 et la fin 2013", explique Bernard Doroszczuk.







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