BMW allègera ses véhicules grâce aux résines époxydes !

La voiture de demain sera économe en énergie et... en poids.

C’est une lapalissade : moins vous avez de poids à déplacer, moins vous avez besoin d’énergie pour le faire. Un sacré pari sur lequel le constructeur

lundi 2 mai 2011, par
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C’est une lapalissade : moins vous avez de poids à déplacer, moins vous avez besoin d’énergie pour le faire. Un sacré pari sur lequel le constructeur allemand BMW avance très vite...

Perdre du poids, ce n’est pas seulement l’obsession de ceux et celles qui voient arriver l’été et les plages, c’est aussi le casse-tête des constructeurs automobiles.

Si votre véhicule actuel est récent, en bon état et que vous n’avez aucune raison de le changer prochainement, alors c’est sûr, votre prochaine voiture sera bien différente. Il y a de grandes chances en effet qu’elle soit hybride, dans un premier temps, puis sans doute électrique à 100% assez rapidement, en fonction des progrès techniques qui seront à coup sûr très rapides.

Il est aussi probable qu’elle sera beaucoup plus légère. Le poids est aussi l’ennemi en terme d’énergie, c’est la raison pour laquelle les voitures actuelles dont le poids oscille le plus souvent entre une tonne et une tonne et demie d’acier et de matériaux divers, va être revu à la baisse. Alors que l’on pense souvent à l’aluminium et aux plastiques quand on évoque une carrosserie légère, le constructeur BMW prend de l’avance sur ses concurrents en se lançant dans la résine époxyde alliée à des fibres de carbone.

Les résines époxydes sont en effet thermodurcissables, appréciables pour leurs propriétés mécaniques, leur bonne tenue en température et un faible retrait. Voilà qui fait évidemment penser à l’évolution des cadres de vélo de compétition qui sont tous depuis déjà quelques années en fibre de carbone. Résultat étonnant, vous portez un cadre de vélo fait dans ce matériau avec un doigt !

L’objectif du constructeur allemand est de réduire de plus de 30% le poids de ses modèles. Si le défi est ambitieux, c’est surtout qu’il se porte au niveau des véhicules ordinaires, puisque les voitures de formule 1, par exemple, ont déjà pris de l’avance dans ce domaine. Mais fabriquer 1 000 véhicules par jour avec ces nouveaux matériaux implique un changement radical dans les méthodes de fabrication actuelles, car les coûts et les techniques devront être maîtrisés pour être compétitifs sur des marchés où la concurrence est impitoyable.

Les ingénieurs se sont fixé un objectif de début de production à 2015, ce qui peut sembler ambitieux, mais tous les techniciens et chimistes des grands groupes industriels spécialisés sont aussi sur le pont pour développer des produits et des procédés de fabrication répondant aux nouveaux besoins de l’industrie automobile. La technique de base est déjà là comme en témoigne le prototype que BMW a présenté en mars, à Paris, qui de plus est 100% électrique !

Le châssis, l’habitacle et l’énergie de notre toute prochaine voiture seront donc complètement nouveaux. Et si BMW a un coup d’avance, nul doute que l’on doit travailler dur dans tous les bureaux d’études des concurrents...

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