Le solaire et l’eau se marient à Piolenc !

Projet photovoltaïque sur l’eau à Piolenc.

Des panneaux solaires sur l’eau d’un étang : ce sont les poissons qui vont avoir chaud...On n’a pas de pétrole, mais on a des idées, cette vieille formule

mercredi 11 mai 2011, par
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Des panneaux solaires sur l’eau d’un étang : ce sont les poissons qui vont avoir chaud...

On n’a pas de pétrole, mais on a des idées, cette vieille formule résume bien l’expérience qui se développe dans le Vaucluse.

C’est l’alliance de l’eau et du soleil, c’est aussi la coopération entre une entreprise du Nord et une petite commune du Sud. À Piolenc, petite agglomération du Vaucluse, de moins de 5 000 habitants, un projet nouveau va probablement permettre aux habitants de disposer d’une électricité locale un peu particulière.

Quand on évoque les panneaux photovoltaïques, on pense essentiellement aux toitures des immeubles et pas du tout à un plan d’eau. Compte tenu de la raréfaction des terrains disponibles, le maire de Piolenc participe à la mise en place d’un projet original, valorisant l’atout de sa commune, en l’espèce un étang de plus de 75 hectares, appelé Li Piboulo, qui a été crée à la suite d’une difficile négociation avec la SNCF à l’occasion des travaux de la ligne TGV Sud-Est.

Une société spécialisée du Nord de la France, Ciel et Terre, est en passe de signer une convention avec la municipalité pour mettre en place un radeau solaire sur le plan d’eau de Piolenc. Il s’agit de le couvrir de 120 000 m2 de cellules photovoltaïques. Objectif : produire 16 000 mégawattheures par an, soit le double de la consommation de la ville.

Les panneaux seront installés sur une structure de métal et de plastique qui flottera donc sur l’étang. Compte tenu de la proximité du Rhône, le radeau devra être capable de résister au vent, puissant dans la région, et aux variations de crues. Un prototype de 150 m2 est déjà en place.

Selon la presse locale, le raccordement de cette centrale particulière au réseau pourrait rapporter 800 000 € à la commune. Le projet lui-même nécessite un investissement de 20 millions €, d’où un débat qui commence à se faire sur la nécessité pour ce nouveau type de centrale sur l’eau, de ne pas être plus coûteux que la même installation sur terre, ce qui nuirait à son développement, surtout dans un contexte économique général difficile.

Quant aux écologistes, ils encouragent bien sûr majoritairement le projet de Piolenc, seuls quelques-uns d’entre eux s’interrogent sur l’avenir des... poissons. Il est vrai que vivre sous un radeau électrique va peut-être changer leur vie !

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