Le marché des produits biologiques se porte bien en France. Mieux encore, il est en pleine explosion.
Selon une étude de l’Agence Bio, le nombre de consommateurs serait pourtant en diminution. Le marché des produits alimentaires bio ne cesse de progresser.
En 10 ans, il est passé de 1 milliard à 4 milliards en 2011. Par contre, une enquête réalisée par l’Institut CSA pour l’Agence Bio montre qu’il y a moins de nouveaux consommateurs de bio.
Recul du nombre de nouveaux adeptes des achats bios Le nombre de consommateurs de produits alimentaires biologiques est en baisse depuis quelques années, indique l’étude. Si en 2009 ils étaient 46% à consommer des produits bios au moins une fois par mois, ils n’étaient plus que 43% en 2010 et 40% l’année dernière.
Cette enquête montre également que les nouveaux consommateurs de produits biologiques sont moins nombreux qu’auparavant. En 2010, 25% des consommateurs de produits bios étaient des nouveaux de moins de 2 ans. Un an après, cette proportion est tombée à 16%. Dans un contexte de crise, la curiosité des consommateurs est moindre commente Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio. Pourtant, malgré ce constat le marché est en plein boum.
Les vrais consommateurs de produits bios achètent plus En 10 ans, le marché de la bio en France a carrément été multiplié par quatre. Il représente en 2011, 2,6% de la consommation alimentaire. Si la proportion de nouveaux consommateurs de bio diminue, les adeptes des produits biologiques sont davantage conquis. Convaincus que les produits bios sont une parade aux différents scandales issus du secteur de l’agroalimentaire, certains consommateurs ne jurent que par la bio.
Ils consomment notamment des fruits et légumes en quantité ainsi que des œufs et des produits laitiers, mais pas seulement. Les consommateurs réguliers ont largement diversifié leur panier et achètent donc de plus en plus de produits, indique Elisabeth Mercier. Les prix élevés restent cependant un frein à la consommation.
De nombreuses importations Pour répondre à ce besoin croissant, les surfaces déclarées en agriculture biologique ont, quant à elles, doublé. En 2011, 950 000 hectares produisaient en bio. Cela représente plus de deux fois la surface de 2001 qui était alors d’environ 420 000 hectares. Ceci reste encore insuffisant pour répondre à la demande, d’où une grande partie d’importation nécessaire.
Malgré cette progression remarquable, la surface agricole bio ne représente qu’environ 4% de la surface agricole totale française. Cela reste très en dessous des objectifs de 6% fixé par le grenelle de l’Environnement. Une étude réalisée par le cabinet Xerfi annonce également un ralentissement de la croissance du bio pour 2012. À suivre.







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