 Toujours plus tentaculaire, ou simplement visionnaire, le super moteur de recherche Google, cherche à diversifier ses activités tout en réduisant ses charges fixes.
Devenir fournisseur d'énergie semble la voie royale pouvant susciter d'autres synergies.
Comme à son habitude, le géant Google cherche à assurer sa suprématie. En exerçant tout d'abord son influence en terrain conquis, sur ses terres US, où il attend le feu vert de la très sérieuse Commission américaine de réglementation de l'énergie (FERC).
Cette dernière est en train d'examiner sa demande pour une mise sur le marché en tant que marchand d'énergie par le biais de sa filiale Google Energy.
Encore une fois, la firme aux multiples ramifications crée l'évènement en prenant de cours les observateurs. Elle accumule les opérations coup de poing et les lancements de nouveaux concepts, à l'instar de son Nexus One, annoncé dernièrement comme le concurrent de l'iPhone d'Apple.
Comme l'explique Niki Fenwick, porte-parole du groupe, Google a tout intérêt à investir dans ce sens, ne serait-ce que pour réduire son "empreinte carbone". À ce concept "trendy" du moment, s'ajoutent aussi et surtout les coûts induits par l'alimentation énergétique de ses "fermes de données", grosses consommatrices d'électricité.
Une ouverture sur les ressources d'énergie actuelles et futures Par une autorisation purement marchande, Google, en tant que revendeur, s'assure d'ores et déjà l'accès à un catalogue de possibles pouvant inclure des énergies renouvelables, et la visibilité sur d'autres à venir.
Un rapprochement à la source De nombreux observateurs ont bien noté la tendance actuelle de Google qui consiste à s'implanter dans des zones géographiques proches des grandes centrales ou des barrages hydroélectriques.
Ainsi, Carmy Levy, analyste technoligique indépendant, pense que tous ces efforts d'implantation à proximité des sites de production "révèlent l'importance de leurs besoins énergétiques".
Les initiatives pour réduire son empreinte carbone se multiplient depuis 2007, date à laquelle la firme installée à Mountain View avait annoncé un retour à la neutralité en matière d'émission de CO2.
Ses efforts pour mettre en place des énergies vertes dans sa propre enceinte, comme l'installation de 9 212 panneaux solaires, capables d'alimenter quelque 1 000 logements californiens, sont très emblématiques. Aux vues des problèmes liés à la modernisation des infrastructures en Californie, Google se rapproche ainsi des préoccupations des habitants de l'état.
Les synergies de l'énergie et... du génie logiciel ! Les analystes estiment qu'il existe de réels points communs entre les secteurs énergétiques et technologiques. Energie et information suivent les mêmes circuits d'acheminement (utilisation de câbles), et sont souvent soumises à la même exigence en expertise hautement qualifiée: au final, elles obéissent aux mêmes types de financements et de contrôles! "Google a certainement le sentiment de garder un contrôle sur l'une de ses principales sources de coûts, et de celles qui ne vont faire qu'augmenter à l'avenir", note encore M. Levy. Pratiquement considéré comme fournisseur de services internet, il lui paraît logique que Google étende ses ramifications pour devenir un fournisseur d'énergie à part entière... pour la terre entière ?
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P.Dechamp
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