 Les nouvelles technologies devraient participer à la réduction de consommation d'énergie à hauteur de 35% de l'effort national.
C'est notamment en développant la diffusion des technologies de l'information et des communications (TIC) que le pari devrait être atteint !
Selon 2 études, l'une commandée par l'Idate et l'autre par le Boston Consulting Group sur l'impact environnemental : "Des réductions d'émissions de gaz à effet de serre équivalentes à un tiers de l'objectif national peuvent être réalisées par le déploiement de technologies TIC dans les autres secteurs de l'économie."
La France s'est engagée à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020. La diffusion plus largement des TIC aux autres secteurs d'activité pourrait, à elle seule, générer une réduction de 7% des GES.
Des solutions existent pour réduire les émissions Le développement des "box" Internet et de la téléphonie sur IP, avec un fonctionnement en continu 24h/24 pour ne pas souffrir d'interruption de connexion, sont à l'échelle française très énergivore. La filière pesait 6,2% de la consommation électrique en 2005, contre 7,3% en 2008. Un mode veille ne devrait pas apparaitre avant 2013.
Néanmoins, des efforts sont déjà effectifs pour les ordinateurs et les serveurs basse consommation, les téléphones et les téléviseurs conçus en «éco-conception» qui facilite leur recyclage. Le développement des nouvelles technologies comme le LED pour remplacer le plasma des écrans plats, ou bien l'expansion des fermes de serveur en prévision du Cloud Computing (Informatique distribuée) sont autant de solutions plus économes. Selon l'Idate, la filière devrait parvenir à réduire sa consommation électrique à 6,7% du total de la France, en 2012.
Des efforts à soutenir Pour tenir ses engagements, les TIC devront se répandre au reste de l'économie, dont le potentiel est évalué à 15 millions de tonnes de réduction de CO2 d'ici à 2020, soit 3,1% des émissions totales françaises.
Les énergies vertes présentent un intérêt qui ne pourra être efficace que si elles sont gérées intelligemment dans un réseau qui saura utiliser l'électricité "propre" disponible dans le réseau. Pour minimiser la production électrique polluante au profit d'énergie propre disponible dans le réseau, les smart grids (compteur intelligent) présentent des perspectives alléchantes. Elles gèrent l'électricité, sa production, son stockage et son utilisation en fonction de la demande sur tout un territoire, pour chacun des besoins individuels. Les États-Unis expérimentent déjà le procédé en situation réelle à Boulder (Colorado).
L'optimisation de la consommation électrique aux heures de pointe représente un potentiel d'économie de -9 millions de tonnes de CO2 pour la France. À titre d'exemple, le développement des véhicules électriques peut devenir un atout si leurs batteries, reliées à un réseau intelligent, permettent de distribuer du courant dans le réseau aux heures de pointe, pour se recharger en heure creuse !
Les comportements individuels en entreprise pourraient aussi générer une réduction de 3 millions de tonnes de CO2, grâce aux visioconférences, le télétravail, mais aussi les achats en ligne.
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E.CINESTIA
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