L’effrayante domination de Google sur notre planète

Google assoit un peu plus de mois en mois son monopole sur la toile, personne ne réagit vraiment. Mais le pire arrive.

Les dernières publications de résultats 2016 sont sans appel. Twitter en chute libre, Google continue sa croissance insolente, en écrasant le marché de la publicité en ligne. Les questions sur le monopole de Google sur la toile en Europe ne sont plus à se poser, la réponse est connue. Nous subissons Google de plus en plus. Aujourd’hui le web, demain les voitures, après ce sera la santé ? Et quoi d’autre ?

vendredi 28 octobre 2016, par
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(Google|textebrut)

Google, le monopole paie !

Alphabet, la maison-mère du géant internet américain Google, a de nouveau publié ce jeudi 27 octobre 2016 des résultats en forte croissance, aidés par les recettes publicitaires tirées du mobile et de la vidéo, mais aussi par la rationalisation des dépenses liées à ses paris futuristes.

Le bénéfice net s’est envolé de 27% à 5 milliards de dollars au troisième trimestre et le chiffre d’affaires de 20% à 22,5 milliards.

"La recherche mobile et la vidéo propulsent notre activité centrale de publicité", a commenté la directrice financière, Ruth Porat, affichant également son enthousiasme face aux "progrès des nouvelles activités de Google et des autres paris" du groupe (voitures sans chauffeur, internet par montgolfières, projets dans la santé ou l’internet à haut-débit...).

La holding Alphabet était née il y a un an suite à une réorganisation visant notamment à apporter un peu plus de transparence aux investisseurs sur le coût de ces projets futuristes, qui demandent énormément d’investissements pour un rendement lointain et incertain.

Les grands paris dépendent désormais directement d’Alphabet, tandis que Google est une filiale recentrée sur les activités vraiment commerciales : celles historiques de recherche et de publicité en ligne, la vidéo (YouTube) ou le mobile (Android), ou encore les initiatives plus récentes dans les services d’informatique dématérialisés ("cloud") et dans les appareils électroniques comme le smartphone Pixel.

Ce nouveau Google allégé reste de loin la vache à lait du groupe, avec un chiffre d’affaires qui a grimpé ce trimestre de 20% à 22,3 milliards de dollars, tandis que son bénéfice d’exploitation progressait de 17% à 6,8 milliards.

Twitter est tombé du nid

Le réseau social américain Twitter, objet de nombreuses rumeurs de reprise et malmené par les investisseurs, engage de grandes manoeuvres pour tenter de dégager enfin des bénéfices en 2017 en supprimant notamment 9% de ses effectifs.

La restructuration "va se concentrer sur la réorganisation des équipes de vente, partenariats et marketing", a précisé le groupe jeudi dans un communiqué. Pour Twitter, qui employait au total 3.860 personnes fin juin, cela revient à environ 350 postes touchés.

Le réseau social a annoncé séparément la fermeture "dans les prochains mois" de l’application de partage de courtes vidéos Vine, rachetée fin 2012.

Google, une domination du monde web effrayante

Avoir peur ne sert pas à grand chose... Au-delà de 80% de part de marché, une société peut être considérée comme en état de monopole. C’est le cas de Google en Europe. Mais évidemment, devant la puissance de cette société, nos Etats tentent timidement de réagir, sans effet. Par ailleurs, Google ne rend pas la monnaie de sa pièce, puisque ces bénéfices considérables sont optimisés afin de ne pas payer d’impôt, en France, notamment. C’est bien sur ce dernier point que les internautes devraient faire l’effort d’utiliser des moteurs de recherche alternatifs, pour ne pas se faire berner par les résultats du moteur de recherche publicitaire de Google, mais également favoriser des sociétés qui ont un peu plus d’éthique et de loyauté fiscale. Quand on sait que Google souhaite se développer dans le secteur de la santé, compte-tenu de son éthique fiscal, cela a de quoi faire peur...

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