Gemalto : un enjeu national !

L’espionnage peut prendre la forme d’un fonds d’investissement.

L’Etat obligé de se substituer à un fonds de pension américain pour des raisons de défense nationale ! Spéculation et intérêt national font rarement bon

mercredi 17 juin 2009, par
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L’Etat obligé de se substituer à un fonds de pension américain pour des raisons de défense nationale ! Spéculation et intérêt national font rarement bon ménage.

Près de 10 ans après l’irruption du fonds d’investissement américain TPG au capital de Gemplus (fusionné avec Axalto pour donner naissance à Gemalto en 2006) un épisode d’une drôle de guerre s’achève.

Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), contrôlé par la CDC et l’Etat, va devenir le plus gros actionnaire du groupe français, spécialiste mondial des technologies numériques liées à la sécurité.

La société Gemplus, leader mondial de la carte à puce, fondée par des anciens ingénieurs de Thomson, avait fait les frais des convoitises américaines. En 2000, Texas Pacific Group avait pris une part de 25% du capital puis déménagé le siège social au Luxembourg, avant de nommer au poste de PDG Alex Mandl, un administrateur d’In-Q-Tel, le fonds d’investissement contrôlé par... la CIA ! L’enjeu était le contrôle des technologies avancées de Gemplus, notamment dans le cryptage, parfois directement liées à la défense nationale.

Le retentissement de cette affaire, d’abord dénoncée grâce à la vigilance de certains salariés du groupe, a permis une prise de conscience et la mise en place, sous l’impulsion d’Alain Juillet, haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès de la Défense nationale, d’une série de mesures destinées à protéger les intérêts jugés stratégiques pour le pays.

Depuis, la situation s’est normalisée et, depuis son siège de Meudon, Gemalto est reconnue comme une entreprise jouant un rôle clé au regard de la compétitivité de l’économie française et est idéalement positionnée dans le monde numérique et mobile pour croître dans les prochaines années.

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