 Au 7 janvier, 800 000 embauches ont été réalisées dans les entreprises de moins de 10 salariés, depuis le lancement de la mesure "zéro charges" en décembre 2008.
Si elle a des effets positifs incontestables sur la création d'emplois... l'exonération partielle de charges salariales coûte cher aux finances publiques, et tire les salaires vers le bas.
Ce dispositif du plan de relance, prorogé jusqu'à mi-2010, revient à exonérer de charges pendant 1 an, tout recrutement effectué au SMIC dans une très petite entreprise. Il s'agit en fait d'une aide de 185 euros par mois pour un SMIC à temps plein, puis dégressive jusqu'à 1,6 SMIC. Il englobe tous les contrats de travail (CDI et CDD de plus d'un mois) et voit ses restrictions limitées au maximum.
Pour en bénéficier, la TPE (très petite entreprise) qui recrute doit "ne pas avoir procédé à un licenciement économique sur le poste pourvu dans les 6 mois qui précèdent". Résultats, le nombre de refus par Pôle emploi - qui gère le dispositif - est bas, entre 5 et 7 %.
Selon les dernières données, plus des deux tiers des 4 500 embauches enregistrées chaque jour avec ce système, l'ont été dans des entreprises de moins de 3 salariés. 64% ont concerné des jeunes de moins de 26 ans. Enfin, autre chiffre inédit, les deux tiers des bénéficiaires étaient "des personnes sans emploi".
Autre satisfaction La part des recrutements en contrat à durée déterminée (CDD) est inférieure de près de 10 points à celles des embauches réalisées en 2007 dans les entreprises de moins de 10 salariés : 59%, contre 68% il y a 2 ans.
4 secteurs ont concentré les trois quarts des recrutements : le commerce et les transports, la construction, l'hébergement et la restauration, et les activités spécialisées, scientifiques et techniques. Facture totale pour l'État : 400 millions d'euros.
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M.Rigano
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