
Cloud Computing : une ruée vers l'or ou la traversée du désert ?
Même si les grands Sachems des tribus Google et Amazon mènent la danse pour faire tomber une pluie de revenus, le Cloud Computing, un peu trop jeune, reste sec.
Cloud Computing: "Nuage à l'horizon , dollar à l'unisson" n'est pas encore le bon dicton ! Même si le nuage grossit, il ne produit qu'une goutte d'eau face au chiffre d'affaires réalisé par les acteurs traditionnels du monde informatique (fabricants de matériels, éditeurs de logiciels et sociétés de services). Il ne devrait pas dépasser les 14 milliards de dollars annuels d'ici à la fin 2013, selon le cabinet Gartner.
On est loin du déluge ! Le nuage reste encore pour le plus grand nombre un simple brouillard, mais on pourrait bien y voir apparaître prochainement un arc en ciel, si on s'appuie sur l'optimisme affiché d'un autre cabinet, IDC, tablant pour sa part sur un chiffre d'affaires de 44,2 milliards de dollars sur la même période.
Le Nuage est pourtant sur les sommets... Portées par le vent en poupe d'internet auprès du grand public, les entreprises sont de plus en plus enclines à utiliser la toile pour accéder à des applications "professionnelles", telles que la messagerie, le partage de documents, l'agenda.
Le Yéti de Mountain View, l'abominable Google, propose à la location depuis février 2007, ses Google Apps, concurrents directs d'Office, qui lui ont rapporté 553 millions de dollars de chiffre d'affaires sur les 9 premiers mois de l'année 2009. Ce qui ne représente, somme toute, que 3,25% du chiffre d'affaires global du leader de la recherche sur Internet.
IBM et Microsoft : d'autres nuages en formation. Ils annoncent le partage du ciel où s'épanouira l'informatique de demain, du moins le Cloud Computing tel que vu aujourd'hui. IBM et Microsoft entendent bien profiter des courants actuels pour propulser leurs petits nuages.
Big Blue, entouré de partenaires, a d'ores et déjà influencé la météo avec son projet Blue Cloud. Et Microsoft conçoit le ciel sans autres nuages que le sien, un ciel d'azur puisque son programme au titre éponyme, Azure, compte se distinguer en étant le seul sur la place à proposer "de l'infrastructure, du développement et du logiciel as a service, c'est-à-dire à la demande", d'après Bernard Ourghanlian, directeur technique de Microsoft France.
Nuage de fumée ou simple message en pointillé ! Reste à savoir si l'idée de dépendre de sociétés, pour le moment toutes américaines et ne possédant pas de "data centers" en France, ne va pas assombrir l'horizon du Cloud computing ?
Actuellement, la seule possibilité serait d'accepter un usage avec les données d'entreprises stockées hors des frontières. Météo à surveiller...
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P.Dechamp
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