 Plusieurs études récentes ont montré l'incidence du papillome humain (VPH) sur les cancers de la cavité buccale chez les personnes sexuellement actives.
De nouveaux travaux de recherche montrent que les hommes seraient plus touchés que les femmes !
Les hommes sexuellement actifs auraient trois fois plus de risques que les femmes de développer un cancer buccal suite à une infection par le virus du papillome humain (VPH). Voici ce qu'indiquent les résultats d'une étude américaine publiée la semaine dernière.
Le papillome humain responsable de cancers buccaux Entrainant les infections sexuelles transmissibles les plus courantes, certaines souches du VPH peuvent également être redoutables. Notamment connu pour être responsable de cancers de l'utérus chez la femme, le papillomavirus est aussi coupable de cancers de la bouche et de la gorge. Des chercheurs ont ainsi montré récemment que les fellations augmenteraient ces risques de cancers. Cette nouvelle étude a analysé différents facteurs comme le sexe, le nombre de partenaires, la consommation de tabac, etc.
Cette étude récente américaine montre que les hommes sont plus touchés que les femmes par le VPH contracté de façon orale. L'étude a porté sur près de 5 580 personnes âgées de 14 à 69 ans en 2009 et 2010 aux États-Unis. Les résultats montrent que si 3,6% des femmes y sont sujettes, la proportion monte à 10,1% chez les hommes.
Cigarette, alcool et activité sexuelle importante Publiée dans la publication scientifique Journal of the American Medical Association, l'étude montre que les risques sont plus élevés chez les personnes âgées de 60 à 64 ans (11,4%) par rapport au trentenaires (7,3% chez les 30 -34 ans).
Elle a aussi tenu compte de consommation de plusieurs substances. Les fumeurs de tabac et de cannabis ainsi que les gros consommateurs d'alcool courent plus de risques. L'importance de l'activité sexuelle joue, elle aussi, un rôle aggravant. Plus le nombre de partenaires augmente, quel que soit le type de pratiques sexuelles, plus les risques augmentent. Le taux d'infection n'est que de 0,9% chez ceux qui ont une activité sexuelle réduite au minimum ou inexistante alors qu'il passe à 7,5% chez les personnes qui ont une activité sexuelle développée. L'étude indique que la prévalence atteint "20% parmi ceux ayant eu plus de 20 partenaires sexuels ou chez ceux qui fument plus de 20 cigarettes par jour".
Des cancers liés à l'activité sexuelle Les cancers buccaux sont en réelle croissance ces 30 dernières années. Entre 1974 et 2007, ils ont augmenté de 225%, essentiellement chez les jeunes hommes blancs. L'étude montre que les infections orales par le papillomavirus ont une origine sexuelle pour une très grande partie. Selon les chercheurs, "l'infection orale par le VPH est la cause de cancers de la bouche et du pharynx. Au moins 90% d'entre eux sont provoqués par la souche la plus cancérigène de ce virus". Les personnes pratiquant des fellations ou cunnilingus sont particulièrement touchées.
La multiplication de ces cancers devrait les conduire à dépasser celui du col de l'utérus dans les années 2020 aux États-Unis, mais d'autres pays sont également concernés. Pour limiter ces infections par le VPH, les Centres américains de contrôle et de prévention recommandent la vaccination systématique des filles de 9 à 26 ans et des garçons de 9 à 2 ans. Pour l'instant, l'efficacité d'un vaccin destiné à lutter contre les infections orales par le papillomavirus reste "inconnue", précisent les chercheurs.
A.MICHO
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