 Avec Bing, Microsoft veut donner toutes les chances à son moteur de recherche sur Internet, pour concurrencer le leader Google. À titre de comparaison, le groupe compte mobiliser 1,8 milliard de dollars par an, contre 2,8 milliards de dollars pour Google en 2008.
Lancé fin mai, Bing est accessible en France depuis les premiers jours de juin.
La version finale du moteur de recherche Microsoft, Bing, ne sera disponible que dans 1 an, mais devrait bénéficier d'une enveloppe de 9 milliards de dollars en R&D pour devenir incontournable. Sur un marché largement dominé par Google qui monopolise près de 90% des recherches sur Internet en France (et 64% dans le monde), Bing doit faire mieux que jadis MSN sur ce créneau. Les premiers résultats d'audiences sont cependant très encourageants, avec près de 12% des parts aux États-Unis.
Si la part de Microsoft en France ne dépassait pas jusqu'à présent les 2,8%, Bing a bien l'intention de venir casser les codes. L'objectif annoncé est de venir modifier la notion de pertinence chère à Google. Le moteur s'attache à faire des recherches verticales, avec une table des matières pour préciser la requête. Et la grande nouveauté réside dans cette capacité à approfondir les résultats proposés, en proposant les notions qui s'y rattachent pour une meilleure prise de décision. Le degré de pertinence s'attache davantage à cibler la bonne information plutôt que de susciter de nouvelle navigation : Microsoft met en avant la gain d'efficacité et de temps.
Les algorithmes valorise ainsi la cohérence entre le domaine, l'URL, le titre, le contenu naturel et les métadonnées de structure du site. Bing ne restitue plus en priorité les sites les plus populaires, mais les plus cohérents ! Les résultats étant accompagné de catégories, permettent d'approfondir la recherche : ce que Microsoft appelle un webgroup.
Visuellement, Microsoft reprend à son compte la charte graphique épurée qui a fait le succès de Google. Niveau ergonomie, l'objectif est clairement d'être très proche du leader Google, pour que les utilisateurs puissent passer de l'un à l'autre sans perdre leurs repères : il faut récupérer les "Googléens". Ceux-ci adhéreront-ils ? Le démarrage semble prometteur... D'un point de vu économique, Microsoft est déjà le leader des outils de communications avec Hotmail, Messenger et le portail MSN, mais au niveau de la recherche (40 à 50% du marché publicitaire sur Internet), il y a des parts de marchés à gagner !
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C.LEBEL
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