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TENDANCES SOCIO-ECONOMIQUES & CULTURELLES
Paru le 07/07/2009 Voter : VoterVoterVoterVoterVoter   Réagir : Réagir  Imprimer  Email  Envoyer les articles sélectionnés à un ami
Les banquiers : des arnaqueurs en puissance ?
La profession se décrispe et les langues se délient... un peu !


"Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier"? La question est posée par un ancien banquier qui dénonce les pratiques de "l'arnaque bancaire". Des méthodes pour le moins contestables, dignes de petits ou gros larcins...

Les banques emploieraient ces procédés à nos dépens depuis des années...



Jean-François Pissard, l'auteur de "Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier", nous détaille les pratiques bancaires et leurs dérives, et ainsi selon lui :

" Les banques tentent régulièrement de nous faire le coup des chèques payants.
Elles nous ont fait celui du relèvement substantiel des cotisations des cartes bancaires. Elles nous font actuellement le coup, sournois et discret celui-là, de la facturation à tout va des menus services bancaires, du style ordre de virement interbancaire, établissement de chèque de banque... Que vont-elles maintenant inventer pour échapper à cette faillite inéluctable qui les guette depuis qu'elles existent et dont, aussi sûrement que pour un Rothschild deux et deux font vingt deux, elles sont de moins en moins préservées.

Instituer une T.V.I., autrement dit une taxe sur la valeur inscrite sur les chèques émis par les clients ? Sur les virements aussi, tant qu'à faire ? Taxer les retraits de fonds effectués par la clientèle dans les guichets ou aux distributeurs automatiques de billets au-dessus d'un certain montant, histoire de décourager les gros retraits ?

Rendre payant l'accès aux agences bancaires ? Comme aux toilettes publiques. Établir des consultations-conseils payantes avec le personnel bancaire ? Trente euros la demi-heure avec le guichetier pour savoir si c'est une obligation de prendre des actions, et à quel titre ? Soixante euros si c'est avec le conseiller de clientèle, et cent cinquante euros avec le directeur, forcément, parce qu'à ces deux là le temps est plus précieux. Ne plus garantir le secret bancaire que facultativement et contre rémunération ? Vous décaissez, on se tait, vous vous abstenez et on débite tout sur votre compte.

Envoyer le courrier en port dû ? Et pourquoi pas, pour arrondir les fins de mois et distraire la clientèle, organiser des visites guidées des établissements bancaires et imaginer des jeux ? Des jeux qui pourraient prendre la forme de tirages au sort périodiques parmi la clientèle et dont les heureux gagnants se verraient gratifier du double prélèvement de leur échéance mensuelle de prêt... Mais stoppons-là nos suggestions, ne donnons pas aux banquiers d'idées pernicieuses que finalement ils seraient capables de mettre en application.

D'aucuns penseront que "Comment ne plus se faire arnaquer par son banquier" (Ed. Maxima) y va fort avec la profession bancaire.
À sa décharge toutefois, à la vôtre aussi, ce sont toujours les banques qui dans le passé ont engagé les hostilités; et ce sont elles qui à l'avenir le feront encore. Le mieux ne serait-il pas quand même que les banquiers consultent pour leur terrible addiction, pour devenir moins dépendants de l'argent qu'à force ils encaissent mal, et que dans le même temps ils consentent à traiter d'égale façon les gros clients et les petits clients, selon les louables principes chrétiens que l'on nous a inculqués.

Mais sans doute les banquiers ont-ils manqué les cours de catéchisme, car aujourd'hui encore ils sont toujours aussi sensas avec ceux qui sont cossus qu'ils sont sangsues avec ceux qui sont sans sous. L'Église devrait organiser des cours de rattrapage. En attendant, et cela risque d'être long, le mieux pour chacun est encore de rester sur ses gardes chaque fois qu'il côtoie un banquier et de mettre en pratique les enseignements de ce livre pour le biaiser. "

Rappelons que l'auteur de ce billet d'humeur, et de l'ouvrage en référence, a lui-même été banquier pendant près de 20 ans, avant de se reconvertir dans le journalisme. Son livre a par ailleurs été rédigé avec la complicité active et discrète d'une dizaine de banquiers. Certains banquiers chercheraient-ils la rédemption?...


Lire aussi Les banques Françaises s'engageraient vers la transparence?
Lire aussi
Les banques ont-elles une stratégie suicidaires?


JF Pissard  

 

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Commentairedémagogie quand tu nous tiens09/11/200911:24 (cg24660)
C'est vrai qu'il est facile de dénoncer les banquier... comme il est facile de les porter au pinacle.

Restons modérés et constatons que s'il est possible de pouvoir disposer de "SON" argent à peu près partout dans le monde (mais à quel prix!), la crise financière que nous sommes en train de vivre et dont le coût financier n'est pas encore connu est dûe à ces mêmes organismes.

Toute société qui connait le type de difficultés que les banques viennent de vivre, au lieu d'être mises sous perfusion, déposent leur bilan.

Nous avons besoin des banques tout comme elles ont besoin de nous. Donc, sans remettre en cause le système capitaliste, il serait souhaitable que les uns et les autres soient un peu plus modestes.
Commentairedémagogie...07/07/200922:50 (saq)
facile en cette de période de retourner sa veste et de cracher sur les banques

n'oublions pas que depuis des années nous avons accès dans le monde entier a notre argent, quasiment 24H/24, et que les taux des prets immobiliers sont bcp moins chers qu'ils ne l'étaient a l'époque ou on respectait encore les banques.
Les banques sont des entreprises privées, et comme toutes, elles doivent gagner de l'argent pour vivre et se développer.
si vous avez un souci avec cette idée, il faut lutter contre le capitalisme, et tout système de vente qui existe depuis des millénaires.
Les banques sont le coeur de l'économie, sans elles, le système entier s'écroule.
que chacun retire son fric, rende sa Cb, son rib, et aille dans sa hutte vivre en comptant ses billets avant de se les faire voler.
beau progrès.

dernier point, les personnes réticentes à payer 100 € par an pour la gestion de leurs comptes sont souvent celles qui peuvent claquer 100 € par mois en cigarettes ou le triple en fringues.
a chacun ses priorités, mais pour info, un produit bancaire rapporte au maximum 5 % de marge.

combien se prend un pizzaiollo ? un marchand de vetements ? un restaurateur ?
beaucoup plus...Et personne ne les traite de voleurs...
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