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Suite aux différents incidents nucléaires de ces 2 derniers mois, et notamment celui de la Socatri:
Areva booste sa communication pour apaiser l’émotion collective, et débloque 20 millions d'euros sur 5 ans, au profit de la surveillance environnementale sur le site de Tricastin...
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Forte médiatisation de l’incident de la Socatri…
Particulièrement médiatisé, l’incident de la Socatri et ses 74kg d’uranium déversés dans la nature, le 7 juillet dernier, ont suscité de vives réactions dans l’opinion publique.
La presse se focalise-t-elle sur le sujet pour faire oublié que jusqu’à présent elle ne s’intéressait que peu à ce type d’incident? Est-ce le signe d’une prise de conscience générale sur les dangers du nucléaire?
En tout cas, la forte émotion suscitée par les nombreux incidents a finalement poussé Areva à réagir.
Face à la presse, les mots-d’ordre d’Areva:
- Fin août, Areva indiquait avoir mal maîtrisé sa communication et vouloir jouer sur la transparence, martelant ainsi des termes clés tels que «confiance», «dialogue», «contrôle».
- Areva soulignait vouloir se rapprocher des riverains et les rassurer.
Cette stratégie passe notamment par un dédommagement financier: Environ 140 demandes ont été effectuées par des habitants du secteur afin d’être indemnisé, les plus simples ont déjà été traitées.
- Areva indiquait aussi, lors de cette conférence de presse, avoir prévu 350 000 € afin de raccorder au réseau d’eau potable les habitations utilisant jusqu’alors la nappe phréatique contaminée.
Investissements annoncés pour les travaux de modernisation du Tricastin
- Areva précise vouloir se perfectionner, et s’engager dans la voie du développement durable.
- Au 13 millions d’euros déjà affectés à des travaux de rénovation de l’usine Socatri depuis 2005, viennent s’ajouter 20 millions, afin d’améliorer la surveillance de l’environnement du Tricastin.
Cela passera par exemple par le renforcement des équipes techniques et des moyens de contrôle.
- Ces fonds permettront aussi le démantèlement, d’ici 2013, de la butte contenant 760 tonnes de déchets radioactifs provenant des activités du CEA dans les années 60/70.
- Les associations, quant-à elles, considèrent ces investissements comme très largement insuffisants, surtout que rien n’est prévu pour les autres sites nucléaires.
Toutes ces mesures et ces discours sauront-ils rassurer la population?
Ils joueront certainement en faveur de la cote de popularité d’Areva. Ils risquent cependant d’être un peu faibles devant les inquiétudes d’une partie population consciente des dangers du nucléaire!
Le vrai problème reste les faits, et la répétition de ces faits: près de 900 incidents par an en France.
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