La 9ème édition du salon Texmed s’est déroulée du 18 au 20 juin dernier à Tunis. Une dizaine de pays européens et du sud de la méditerranée étaient présents ainsi que plus de 3000 professionnels.
Une quinzaine d’entreprises françaises intervenant en amont de la filière du textile (broderies, imprimés…) ont exposé leurs savoir-faire dans un pavillon de 200m2.
Lingerie et maillots de bain mis en avant:
Les dessous et les maillots de bains ont tenu une place de choix lors de cette édition. De nombreuses marques françaises de sous-vêtements tels qu’Aubade ou Chantelle par exemple sont déjà implantées en Tunisie. Actuellement 1 soutien-gorge sur 3 vendus dans nos boutiques françaises est fabriqué en Tunisie. Pour les maillots de bain, ce chiffre grimpe à 1 sur 2.
France / Tunisie: des relations étroites:
Avec 400 entreprises offshore, la France est le 1er investisseur étranger en Tunisie, pour le secteur de l’habillement – textile.
En effet, 40% des entreprises étrangères de ce secteur sont françaises. La France est le 1er client de la Tunisie en habilement et son 2ème fournisseur en textile. Parallèlement, la Tunisie est le 3ème fournisseur de la France en habillement et son 4ème client en textile. Ainsi, le total des exportations de la Tunisie vers la France représentait environ 1 milliard d’euros en 2007, soit 2 fois plus que ces importations (545 millions d’euros).
Un nouvel accord de coopération entre la France et la Tunisie:
France et Tunisie coopèrent déjà sur ce secteur pour ce qui est de la recherche et du développement, notamment via un accord entre les pôles de compétitivité de Monastir en Tunisie et de Lille en France. Un nouvel accord de coopération à été signé, en marge du salon, entre la FENATEX (Fédération Nationale du Textile, Tunisie), l’UIT (Union des Industries Textiles, France) et l’UFIH (Union Française des Industries de l’habillement) afin de favoriser l’échange d’expertises, de développer la qualité et la formation professionnelle.
Le secteur du textile-habillement occupe une place privilégiée dans les relations franco-tunisiennes. Cet accord suffira-t-il pour résister à la concurrence et notamment à l’arrivée fulgurante des produits chinois?