Le 20 mars se tenait la deuxième "Journée française de l'allergie".
L'allergie à l'ambroisie inquiète de plus en plus!
L'ambroisie est en réalité une "mauvaise herbe" que l'on trouve sur les chantiers, les terres laissées en jachères et sur le bord des routes... Et elle gagne de plus en plus de terrain, avec ses pollens très volatils, qui peuvent se disperser sur plus de 150 km.
Le "rhume des foins" touche ainsi le double de personne par rapport à il y a 30 ans, dans les pays industrialisés!... Et encore plus chez les jeunes Européens!
Elle représente 10% à 20% des maladies allergiques en Europe.
Une tendance qui ira en croissant au cours du siècle, du fait notamment du réchauffement climatique mondial, qui favorisera des saisons polliniques plus précoces et plus longues.
Des travaux épidémiologiques montrerait un lien entre la progression de la gêne allergique et la pollution atmosphérique.
En effet, le dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, ozone et le C02 augmentent la quantité d'allergènes présents dans chaque grain, et facilitent leur libération.
Ainsi, un pied d'ambroisie produisait 5,5 g de pollen dans les années 1900, et 10g aujourd'hui.
Si la quantité de CO2 dans l'atmosphère augmente dans les mêmes proportions, chaque plante pourrait produire 20g de pollen d'ici 1 siècle.
Pour lutter contre la montée des pollinoses, le Danemark place déjà des filtres à pollen dans les maisons, les jardins d'enfants et les écoles.