La France a annoncée vendredi 11 janvier qu'elle déclencherait la procédure de suspension de la culture du maïs OGM Monsanto 810, en activant la clause de sauvegarde auprès de l'Union européenne!
Le maïs Monsanto 810, cultivée depuis dix ans, produit une protéine la protégeant contre les insectes ravageurs. Celle-ci, comme prévu lors du Grenelle de l'environnement, a été réexaminé par la Haute Autorité sur les organismes génétiquement modifiés.
Au nom du principe de précaution, le ministre de l'agriculture (Michel Barnier) a annoncé qu'il demandera l'activation de la clause de sauvegarde auprès de l'Union Européenne.
En amont, la firme américaine Monsanto dispose de quinze jours pour présenter sa défense.
Ensuite, pour entrer en vigueur, la décision nationale devra obtenir l'accord de l'Union européenne, qui examinera le dossier français avec ses experts.
Si ces derniers admettent l'existence de nouveaux faits scientifiques, alors la France pourra interdire la culture de ce maïs transgénique sur son territoire.
Cependant, selon le premier ministre, "les doutes sur cet OGM ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux", qui a annoncé un plan d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros (huit fois plus que le budget actuel).