Une étude française mise en ligne fin mars sur le site de la revue britannique Occupational & Environmental Médecine, révèle que les ondes émises par les antennes-relais de téléphonie mobile (900 MHz et 1800 MHz) sont plus dangereuses à distance.
L'étude qui s'appuie sur des relevés, indique que l'exposition aux ondes est maximale à environ 300 m des l'antennes-relais en zone urbaine, et à 1000 m en zone périurbaine.
Nous sommes, chaque jour, tous exposés à des ondes et à des champs magnétiques : télévision, radio, four micro-onde, borne wi-fi, télécommunication téléphonique et satellitaire... dont font partis les antennes relais pour assurer la bonne couverture du territoire.
Ce qui éveille de sérieux doutes sur l'innocuité des ondes de téléphonie portable, est que celles-ci sont à des fréquences bien plus élevées que les autres. Mais là où il pourrait y avoir une méprise dans les études épidémiologiques, c'est que celles-ci sont toutes réalisées en supposant que la proximité des antennes serait un facteur aggravant... L'étude de Jean-François Viel (CNRS et université de Franche-Comté) démontre que c'est faux !
L'étude fut menée en zone urbaine et en zone périurbaine auprès de 200 habitants du Doubs, entre décembre 2005 et septembre 2006, tous équipé d'un dosimètre personnel mesurant l'exposition aux radiofréquences. Par ailleurs, la distance entre le domicile et les antennes de chaque participant a aussi été calculée.
Verdict? Le niveau des champs électriques mesurés n'a jamais excédé les 1,5 volts par mètre (v/m), conformément aux normes internationales... et l'exposition aux ondes utilisées pour la téléphonie mobile atteignait leur maximum entre environ 300 m et 1 000 m des antennes. Le constat le plus surprenant est que l'exposition aux ondes dépend davantage de la hauteur à laquelle est située l'antenne-relais qu'à sa distance des habitations : les pics d'exposition autour des antennes-relais sont les plus importants dans un rayon d'environ 300 mètres en zone urbaine, et 1000 mètres en zone périurbaine.
Les antennes-relais émettent leurs ondes de façon oblique à la manière d'un phare, d'où l'appellation d' «effet phare». Celles-ci touchent ainsi davantage les populations des villes, car les antennes y sont placées à plus basse hauteur afin de bénéficier d'une meilleure couverture. En zone rurale ou périurbaine, les antennes étant placées bien plus haut, le rayon épargné à leurs pieds est plus large (jusqu'à 1 000 m).
Face à ces résultats, se pose la question de la pertinence du niveau d'exposition fixé par les recommandations nationales et internationales, car celles-ci sont basées sur les effets thermiques observés des radiofréquences !
Une nouvelle piste qui devra être étudiée, et qui aura tout le temps d'être menée et publiée, sans doute avant ceux des résultats de l'étude internationale Interphone! Rappelons que l'étude Interphone est la plus grande enquête internationale jamais menée auprès de 14000 personnes dans 13 pays, entre 2000 et 2006. Or depuis bientôt 2 ans, l'annonce des résultats n'a cessé d'être repoussée au prétexte de ne pas être parvenu à trouver une rédaction consensuelle entre les scientifiques. D'autres avances des pressions des États, tant les résultats sont alarmants... plusieurs fuites ont déjà mis en garde sur les risques accrus chez les jeunes enfants...
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