Chômage : le gouvernement s’attaque aux jeunes exclus

Le gouvernement lance les emplois d’avenir !

Hier, le ministre du Travail Michel Sapin a présenté le projet de loi des emplois d’avenir qui devrait permettre à 150 000 jeunes sans qualification de trouver un travail d’ici à 2014. Détails...

jeudi 30 août 2012, par
Mots-clés ( Emploi|textebrut)

Chômage : 100 000 emplois d’avenir dés janvier 2013 ?

Hier, le gouvernement était sur le pont pour présenter le projet de loi sur les emplois d’avenir discuté en Conseil des ministres le matin même.

Ils étaient cinq ministres (Formation, Economie sociale, Ville, Outre-mer, Vie associative) pour accompagner, Michel Sapin le ministre du Travail, lors de la promotion du texte.

Car depuis la publication des chiffres désastreux du chômage pour le mois de juillet, l’emploi est redevenu la priorité numéro un du gouvernement. Le texte de loi sera d’ailleurs le premier texte examiné lors de la session parlementaire de rentrée du 10 septembre. Le but est de lancer les 100 000 emplois d’avenir prévus en 2013 (dont 6 000 dans l’éducation) dés Janvier, qui seront suivis par 50 000 emplois de plus en 2014.

Ces emplois d’avenir, sont des contrats aidés qui seront réservés aux jeunes de 16 à 25 ans sans qualification et issus de zones rurales ou de quartiers sensibles. Estimée à près de 500 000 personnes, cette catégorie de la population est très fortement touchée par le chômage et souvent découragée par les démarches nécessaires pour trouver un emploi (ils ne sont d’ailleurs qu’un sur deux à être inscrit à Pôle emploi).

"On s’attaque au coeur de la désespérance du chômage des jeunes", explique Michel Sapin.

Des emplois d’utilité sociale

A l’instar des autres contrats aidés qui existent déjà, les emplois d’avenir seront concentrés dans le secteur non-marchand (collectivités, hôpitaux, associations). Ces contrats seront subventionnés pour une durée allant de une à trois années à hauteur de 75 % du SMIC.

Le dispositif devrait aussi s’ouvrir au secteurs privée si les emplois présentent une "utilité sociale avérée" et un fort potentiel d’embauche future. En revanche, dans ce cas là, l’Etat ne subventionnera qu’à hauteur "de 30 à 35 %" du salaire, a indiqué M. Sapin.

Au total, la mesure devrait coûter 500 millions d’euros en 2013, puis 1,5 milliard d’euros lorsque tout sera mis en place.

C’est ensuite sur l’efficacité à long terme de cette mesure pour lutter contre le chômage que le gouvernement sera jugé.

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