Biocarburant : la production d’ethanol puise dans les reserves de maïs
L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme concernant l’utilisation des récoltes de maïs. Cette céréale souffre actuellement d’une sécheresse historique notamment sur le sol américain, entrainant une forte hausse des prix. Le prix du mais a atteint un niveau record avec plus de 40% d’augmentation depuis debut juin 2012.
Les conséquences sont importantes, car le marché du maïs influ sur les prix des autres produits agricoles comme le blé ou le soja pour lesquels la demande est en forte hausse. Le risque d’une crise alimentaire , similaire à celle de 2007/2008 se profile, il faut donc agir vite ! C’est pour cela que l’ONU a sommé les Etats-unis de prendre les mesures nécessaires pour reequilibrer le marché du maïs.
Le problème est renforcé par le fait, qu’en plus de la baisse de la production de maïs, celui-ci sert de matière première dans la production d’éthanol qui, incorporé à l’essence permet de réduire considérablement le coût du carburant. Aux usa plus de 90% de l’essence consommée contient de l’éthanol (jusqu’à 10%) .
Le maïs utilisé pour l’éthanol sort du marché de l’alimentaire et renforce le déficit sur le marché céréaliers et donc la hausse des prix internationaux.
Biocarburants : des limites dans la production des matières premières
Les agrocarburants sont en hausse constante, ils représentent désormais 2,2 % du marché pétrolier mondial et ont apporté une contribution essentielle à sa croissance depuis 2006. Une bonne chose pour l’évolution vers l’indépendance énergétique, mais cela entraîne un problème de concurrence sur l’usage alimentaire des matières premières utilisées (maïs, canne à sucre....).
Le marché des céréales se heurte aux limites de la production. Il faut satisfaire d’un coté les besoins alimentaires mondiaux et de l’autre l’évolution positives des energies.
Un espoir, l’apparition d’agrocarburants nouvelles générations utilisant la biomasse non-alimentaire. Mais pour le moment la production se heurte à des problèmes techniques et logistiques. Les ressources en biomasse sont trop dispersées et les procédés de transformations ne bénéficient pas encore d’une production industrielle efficace.
L’urgence sanitaire est donc lancée par l’ONU, demandant au USA de privilégier la demande alimentaire concernant la production de céréales.







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