
Les abeilles produisent davantage de miel sur les toits des grandes villes que leurs consœurs à la campagne.
La ville de Paris produit plusieurs miels, dont le plus du cher du monde en provenance de l'Opéra Garnier...
De nombreuses ruches se développent dans les grandes villes. Le château de Versailles, le Grand Opéra de Paris, l'Opéra de Lille disposent de ruches produisant un excellent miel naturel, bénéficiant de la diversité florale qu'on ne trouve plus à la campagne.
À titre d'exemple, les 2 ruches du Grand Palais à Paris disposent des fleurs du parc de l'Élysée et du jardin des Tuileries. Nicolas Géant, l'apiculteur propriétaire des 2 ruches, compte bien passer à 3 ruches supplémentaires cet été pour produire jusqu'à 1,5 tonne de miel.
Même si la pollution n'est pas un idéal, les abeilles semblent en souffrir moins que des insecticides, engrais et fongicides qui inondent les campagnes, et causent 30 à 50% de mortalité dans les ruches. Les ruches parisiennes produisent jusqu'à 10 fois plus qu'en zone rurale, avec des récoltes pouvant atteindre 100 kg de miel par ruche contre une dizaine à la campagne.
Depuis 2005, l'Union nationale de l'apiculture (UNAF), créée en 1946, a lancé l'opération "Abeilles, sentinelles de l'environnement", dans l'objectif de réintégrer les abeilles dans notre espace urbain.
Pour sensibiliser le grand public au danger encouru de la préservation de la biodiversité avec la disparition des abeilles, de nombreux apiculteurs s'installent dans les grandes villes, et proposent des visites d'initiations.
L'engouement du public pour la cause des abeilles est tel que les écoles d'apicultures sont pleines, et de nombreux particuliers veulent installer des ruches dans leur jardin, tandis que de plus en plus de villes souhaitent participer au projet de l'abeille sentinelle.
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E.CINESTIA
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